PFAS & santé

Filtration à domicile : ce qu’elle peut (et ne peut pas) faire.

Les PFAS (polluants éternels) sont scrutés dans l'eau potable depuis 2026, avec une limite de qualité de 0,1 µg/L pour la somme des 20 PFAS réglementés. En cas de dépassement, c'est d'abord au distributeur d'agir : dilution ou traitement sur le réseau.

Pour un particulier, la filtration domestique n'a de sens que si les seuils sont approchés ou dépassés. Elle ne se substitue jamais à l'action de l'exploitant ni aux consignes de l'ARS.

Deux technologies dominent : le charbon actif, partiellement efficace et variable, et l'osmose inverse, nettement plus performante mais plus coûteuse et génératrice d'eau de rejet. Ce dossier compare ces technologies, puis renvoie vers un comparatif de modèles.

Les critères qui comptent

Avant de choisir une solution, vérifiez ces points : ils déterminent l’efficacité réelle et le coût dans la durée.

Technologie

Osmose inverse (membrane) ou charbon actif spécialisé : l'efficacité sur les PFAS en dépend fortement.

Certification

Privilégier un dispositif dont la performance sur les PFAS est attestée par un test indépendant, pas une simple allégation marketing.

Coût total

Achat, cartouches ou membranes, entretien, et pour l'osmose l'eau de rejet et l'électricité si pompe.

Entretien

Changer filtres et membranes dans les délais : un média saturé peut relarguer ce qu'il retenait.

Comparatif des solutions

TechnologieEfficacité PFASCoûtRejetEntretien
Carafe charbon actifPartielle, variableFaibleNulCartouches
Filtre à charbon spécialiséMoyenne à bonneMoyenFaibleCartouches
Osmose inverseForteÉlevéEau de rejetMembranes